Protocole 9 : Consolation avec l’enfant intérieur
1. Vous avez identifié une culpabilité majeure. Si vous hésitez entre deux, choisissez la plus ancienne, même si elle vous paraît moins importante. Imaginez-vous aujourd’hui tel un « Grand vous » en compagnie de « Petit vous », c’est-à -dire vous à l’âge où l’événement douloureux s’est produit. Mettez votre nom à côté de « Petit » et « Grand ». Par exemple, dans mon cas, je dis « Grande Natacha est en compagnie de Petite Natacha ». Tel un adulte qui prendrait soin d’un enfant en difficulté, Grand vous va vers Petit vous avec bienveillance, en le prenant dans ses bras pour lui faire un câlin.
2. Grâce à votre imagination, Grand vous prend par la main Petit vous et l’amène à l’endroit et au moment exact où vous avez vécu cette culpabilité dans l’enfance. L’autre personne qui a généré ce sentiment est présente dans vos pensées, comme si elle était réellement là .
3. Racontez à voix haute les événements comme si vous les reviviez. Au moment où la culpabilité entre en jeu, posez-vous les questions suivantes : Qu’aurais-je souhaité faire ? Comment aurais-je aimé que l’autre réagisse et qu’aurais-je voulu qu’il dise ? Imaginez l’attitude que l’autre aurait pu avoir afin de ne pas vous faire sentir coupable (même si ça vous paraît inconcevable) et racontez cette version embellie. Cette version doit être très agréable pour que Petit vous cesse d’avoir de la peine.
– Si vous avez fait du mal à une personne, intentionnellement, par négligence, égoïsme ou en raison d’un mal-être, Petit vous demande pardon à Grand vous pour les causes de cette culpabilité. Il remercie Grand vous de lui avoir permis de prendre conscience de ses actes.
4. Après avoir relaté cette histoire idéale, Grand vous rassure Petit vous en considérant l’événement avec du recul. Excusez Petit vous, en y mettant beaucoup d’intention. Par exemple, avec des mots tels que :
- Tu as fait de ton mieux compte tenu de ton âge.
- Si tu avais su, tu t’y serais pris différemment.
- Tout le monde fait des erreurs, c’est comme ça qu’on apprend.
- Tu as réagi ainsi parce que tu t’es senti en danger, oublié.
- Tu étais trop jeune pour comprendre l’attitude de…
- Tu n’y es pour rien d’avoir reçu plus que… Son âme a choisi sa place dans la fratrie pour apprendre de ces épreuves.
- Il est mort parce que c’était son heure. Quelque part, je devais vivre cette épreuve pour avancer sur mon chemin d’âme.
- J’ai été maladroit, j’ai mal agi ou j’ai dit des choses terribles à … mais aujourd’hui j’ai changé et je me suis excusé.
- N’oublie pas que l’âme de tes enfants, de ta sÅ“ur, de tes parents (les proches avec qui vous avez vécu cette culpabilité) a choisi de s’incarner dans cette famille afin de dépasser certaines épreuves.
5. Grand vous finit en disant à haute voix à Petit vous : « Tu es venu au monde pour apprendre de tes erreurs et de tes épreuves, et tu vas apporter des choses essentielles autour de toi. Il faut te pardonner, tu es digne d’être aimé et tu as droit au bonheur. Plus tu seras heureux, plus tu pourras inspirer la joie autour de toi. Je serai toujours là pour toi, sans te juger, tu n’as plus besoin du regard des autres pour avancer. Tu ne m’as jamais déçu et je prendrai toujours soin de toi. Je t’accepte tel que tu es. Je t’aime inconditionnellement et pour toujours. »